Du 27 avril au 1er mai 2026, Abidjan a accueilli une série de rencontres de haut niveau organisées par la CEDEAO, consacrées à l’intégration économique et au renforcement du Marché Commun. L’Organisation du Corridor Abidjan–Lagos (OCAL), représentée par Dr Hortense ME, Secrétaire Générale, y a joué un rôle central en apportant son expertise et ses données issues du terrain.
Une contribution fondée sur l’expérience opérationnelle
Au cours des différentes sessions, l’OCAL a partagé ses observations sur les réalités du corridor Abidjan–Lagos, mettant en lumière :
- la multiplicité des contrôles et le manque de coordination entre services ;
- des délais de traversée aux frontières parfois supérieurs à 47 heures ;
- l’impact des barrages routiers sur la fluidité des échanges.
Un exemple concret a été présenté au poste frontalier de Sèmè–Kraké, où des consultations binationales ont permis d’améliorer la coordination et de progresser vers une meilleure synchronisation des opérations.
Le principal enjeu identifié demeure la coordination opérationnelle entre les acteurs aux frontières.
L’attention portée aux femmes commerçantes
Les sessions ont également mis en lumière la vulnérabilité particulière des femmes commerçantes face aux barrières non tarifaires :
- près de 74 % des usagers déclarent effectuer des paiements informels lors du passage des frontières ;
- l’accès limité à l’information constitue un frein majeur à leur activité.
Les piliers stratégiques de l’OCAL
À travers ses interventions, l’OCAL a rappelé son rôle structurant dans la facilitation du commerce et du transport, notamment grâce à :
- la collecte et gestion des données (Pilier 3) ;
- l’observation et documentation des entraves (Pilier 5).
- Son dispositif d’observation et ses Unités d’Intervention lui confèrent une capacité unique à traduire les réalités du terrain en recommandations concrètes.
Vers une meilleure coordination régionale
Les échanges ont confirmé la nécessité de renforcer la coordination interservices aux frontières, d’améliorer l’application des instruments régionaux existants et d’intégrer davantage les réalités du terrain dans les politiques régionales.
En tant qu’acteur stratégique, l’OCAL, par la voix de Dr Hortense ME, réaffirme son engagement à accompagner ces dynamiques et à contribuer activement à la construction d’un marché régional plus performant et inclusif.