L’édition 2024 de la campagne transfrontalière de sensibilisation et de dépistage sur le VIH, les IST, la tuberculose et les hépatites le long du corridor Abidjan-Lagos pilotée par l’Organisation du corridor Abidjan-Lagos (OCAL) a connu son épilogue, mardi 3 décembre dernier à la frontière ivoirienne, Noé.
Lancée avec le soutien de l’Organisation Ouest africaine de la santé (OOAS), le 26 novembre dernier à Sèmè, à la frontière Bénin-Nigéria, cette édition aura tenu toutes ses promesses, à la grande satisfaction de la secrétaire exécutive, Dr Hortense Mé qui a partagé ses sentiments aux médias.
Faisant le bilan de l’édition, la secrétaire exécutive a rappelé que cette campagne vise à impulser la réduction de la transmission des infections parmi les populations clés et vulnérables, notamment les transporteurs routiers, les professionnels du sexe, les populations migrantes et également les consommateurs de drogues injectables. A cet effet, a précisé l’intervenante, les objectifs de base ont été atteints grâce aux interventions ciblées dirigées par son équipe.
Ainsi, ce sont plus de 23 000 personnes qui ont été couvertes dans les zones frontalières et les points névralgiques du corridor par la sensibilisation. Au titre des tests de dépistages du VIH et des Hépatites, 5 400 personnes en moyenne ont pu bénéficier de l’occasion offerte. Quant à la phase pratique, il faut compter 320 000 préservatifs distribués aux populations cibles et 1 600 diagnostics et traitements d’IST réalisés.
Les leçons de l’édition 2024
Ces statistiques encourageantes n’ont pas fait oublier pour autant les difficultés auxquelles l’OCAL a dû faire face. A cet effet, la secrétaire exécutive a relevé, entre autres, la complexité de la logistique nécessaire pour réussir une telle campagne sur un corridor transfrontalier qui couvre cinq pays (Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Bénin et Nigéria).
Dans cet élan, l’intervenante a souligné l’importance d’une mobilisation de ressources plus conséquentes pour assurer une couverture suffisante et homogène dans toutes les zones. A cela s’ajoute la nécessité d’une meilleure coordination entre les acteurs locaux et régionaux pour un maximum d’impact sur les populations concernées.
Afin de pérenniser les résultats déjà réalisés et maintenir la chute des infections notée, l’OCAL compte renforcer les partenariats, notamment avec l’OOAS et les associations locales. A cet effet, Dr Mé a appelé à poursuivre les efforts de sensibilisation et de prévention afin de garantir la santé et le bien-être des populations résidant et circulant le long de ce corridor stratégique pour l’économie et la libre circulation des biens et des personnes des 5 pays couverts.
Concluant son intervention, Dr Mé a exprimé sa gratitude envers les parties prenantes, notamment l’ONUSIDA et les autorités locales, pour leur engagement dans cette initiative.
Pour rappel, ces activités qui ont rassemblé les autorités locales, nationales et régionales, ainsi que des représentants des organisations partenaires été rendues possibles grâce à une collaboration judicieuse entre les équipes de l’OCAL, les districts sanitaires et l’utilisation de cliniques mobiles.
Source : Cibermédia.net