Dr Hortense ME, Secrétaire Générale de l’Organisation du Corridor Abidjan–Lagos (OCAL), a pris part à l’événement de haut niveau consacré à l’intégration économique en Afrique de l’Ouest, organisé par la Commission de la CEDEAO à Abidjan du 27 avril au 1er mai 2026. Cette rencontre s’inscrivait dans le cadre des initiatives régionales visant à renforcer le Marché Commun et a réuni des acteurs institutionnels, des partenaires techniques et financiers ainsi que des représentants du secteur privé. Les discussions ont porté sur des enjeux essentiels tels que le commerce intra-régional, la gestion des frontières, les investissements et la facilitation des échanges.
Les débats ont mis en évidence l’urgence de renforcer le commerce intra-régional, qui ne représente encore que moins de quinze pour cent des échanges entre pays de la CEDEAO, malgré des frontières partagées et des marchés complémentaires.
Lors de la session consacrée aux dynamiques de terrain, l’OCAL a présenté une analyse fondée sur ses données et son expérience opérationnelle le long du corridor Abidjan–Lagos. Au Premier Panel 1 Dr Hortense ME s’est distinguée en apportant une contribution basée sur des données scientifiques et une observation rigoureuse du terrain. Son intervention a permis de mettre en lumière les réalités vécues par les commerçants et transporteurs, confirmant le rôle stratégique de l’organisation dans la documentation des contraintes et la formulation de recommandations pour améliorer la fluidité des échanges.
Elle a décrit avec précision les obstacles qui freinent la compétitivité régionale. La multiplicité des contrôles et le manque de coordination entre services entraînent des retards considérables. Les temps de traversée aux frontières peuvent dépasser quarante-sept heures, un délai qui fragilise les opérateurs économiques. La persistance des barrages routiers continue par ailleurs d’alourdir les coûts et de décourager les échanges.
Ces constats reposent sur un travail méthodique mené par l’OCAL. L’organisation dispose d’Unités d’Intervention déployées le long du corridor, qui observent et enregistrent en continu les pratiques aux frontières et les flux de transport. Elle mène régulièrement des enquêtes de terrain auprès des transporteurs, commerçants et usagers, afin de mesurer les délais, les coûts et les contraintes rencontrées. Les données recueillies sont ensuite compilées et analysées dans un système statistique qui produit des indicateurs fiables sur la performance du corridor. Cette approche scientifique confère à l’OCAL une crédibilité particulière : ses constats sont vérifiés, représentatifs et utiles pour orienter les décisions politiques.
Dans son intervention, Dr Hortense ME a également attiré l’attention sur la situation des femmes commerçantes, particulièrement vulnérables face aux barrières non tarifaires. Les enquêtes menées par l’OCAL révèlent que près de soixante-quatorze pour cent des usagers déclarent effectuer des paiements informels lors du passage des frontières. Ce chiffre illustre la nécessité de renforcer la transparence et de garantir un accès équitable à l’information, afin de permettre aux femmes de développer leurs activités dans un environnement plus sûr et prévisible.
En rappelant les piliers stratégiques de l’organisation, Dr Hortense ME a montré que l’OCAL ne se limite pas à observer mais qu’elle joue un rôle structurant dans la facilitation du commerce et du transport. La collecte et la gestion des données, ainsi que l’observation et la documentation des entraves à la libre circulation, constituent des outils essentiels pour éclairer les décisions politiques et opérationnelles. Grâce à son dispositif d’observation, l’OCAL transforme les réalités du terrain en recommandations concrètes, contribuant ainsi à l’amélioration de la performance du marché régional.